sutra du coeur

Cette musique chinoise est une musique bouddhiste sur le sutra du coeur, un des sutras des plus importants. Cependant, on peut écouter cette musique métaphysique sans connaître le bouddhisme, j'aime bien juste les sonorités musicales.

Le bouddhisme chinois est une transcription du texte originel du bouddhisme Indien. Des moines ont franchi des frontières au détiment de leur vie pour rapporter en Chine ces textes depuis l'Inde. Nombreux sont ceux qui sont partis, mais peu sont ceux qui en sont revenus.

Durant ces trajets Chine-Inde, les moines ont traversé des frontières et ainsi leurs connaissances de vie s'en sont trouvées accrues, et leur méditation profonde. Il faut avouer que ces trajets n'étaient pas du temps d'aujourd'hui, où on a l'avion pour aller en Inde, les moines allaient à pied, pas par pas pour comprendre la vie. Les dates de leurs traversées, je ne m'en rappelle plus, car personnnellement je ne suis pas pratiquante mais je comprends. C'est aussi peut-être pour cela que le bouddhisme chinois a une importance sur la compréhension de méditations, ils ont vécu la vie. Pour les moines, il dépendait de leur vie et de leur mort à traverser le désert, le gel, le froid, la chaleur, les conditions de vie, etc... Nombreux en sont morts avant de rapporter des textes pour traduire, ils ont traversé la vraie vie avec les cultures, c'est déjà en cela leurs richesses, connaitre les pires moments et les joies, traverser les émotions et les connaître. La traversée Inde-Chine aussi s'est faite, les moines indiens vers la Chine. Il y a eu des psychologues qui ont dit que pour certaines personnes, certaines émotions peuvent ne pas être présentes, eux entre vie et mort ont dû avoir une gamme variée et complète. Ce que l'on comprend aujourd'hui, ce sont des siècles de pratiques, d'observations, de connaissances humaines... 

Le titre :

Loin du titre dévotionnel, il s'agit d'une musique du sutra du coeur, cette chanson ne reflète pas le coté de la foi, mais le côté raison de l'introspection. Il y a de nombreuses négations, comme exemple : "ni...ni...(ni faux ni vrai...)", comme un juste milieu à trouver en soi.

Dans notre vie, nous ne pouvons pas prétendre d'avoir la vérité absolue, car nos perceptions mentaux sont déjà influencées, il s'agit de la vérité extérieure, la vérité intérieure est un travail de connaissances de soi. La notion de vide est omniprésente, mais ne signifie pas toujours la même chose. Le vide c'est le calme pour réfléchir, le calme n'est pas non plus calme si l'esprit ne l'est pas, le calme n'est pas une sensation momentanée, elle est permanente, elle n'est pas fluctuable, c'est une harmonie de vie. Le sutra du coeur est connu pour les gens qui recherchent le calme et la sérénité.

La partie spirituelle :

L'esprit a des niveaux spirituels, on ne peut comprendre que son propre niveau. Il est question aussi des sens (les différents sens comme vue, ouie, odeur, goût, toucher...), on ne peut regarder que par le vide, sans préjugé, sans pensées parasites, sans etc... dans le centre du divin avec soi-même et en soi-même, loin de l'esprit de l'humain qui ne voit pas, qui n'entend pas, qui etc... Le divin est le soi-même, c'est un accomplissement spirituel.

C'est en soi notre divinité, c'est en soi l'objectivité totale, sans apparence, sans influence, etc... Tout le monde peut avoir un potentiel divin, mais n'est divin que de très tres rares personnes. L'explication ne s'occupe que de la partie méditation et spiritualité, mais ne s'occupe pas de la partie du bouddhisme profonde.

Nous sollicitons nos différents sens, mais nous ne savons pas les utiliser, ce sutra, dans sa partie bouddhique, explique avec des textes comment les utiliser, mais dans ce post, il ne s'agit pas de faire de la théorie bouddhiste sur la façon de les utiliser, il s'agit de comprendre que l'homme a une façon d'utiliser ses propres sens autrement. Un Bouddha peut ne pas savoir aider l'autre, les croyants incultes de méditation sollicitent le bien-être à travers objets, croyances, prières pour soi (d'autres prières peuvent être altruistes)... Or cela est illusoire, le vrai travail vient de soi, de l'énergie harmonieuse qui peut en résulter en soi.

Nos sens s'expriment à travers nous sans que nous le sachions, à travers notre coeur, notre être, notre vécu... Ceci engendre cela, cela engendre ceci, ce sont des équilbres. L'esprit humain est influençable, on ne peut voir l'univers que dans l'être le plus profond, tout en gardant notre espace intérieur et en communiquant avec l'espace extérieur, en restant en communion avec le cosmique.

Effectivement les bouddhistes chinois distinguent l'extérieur de la vie et l'intérieur de la vie. L'extérieur est apparence, l'intérieur est vrai en connaissance du soi, tout en gardant l'équilibre... Un coeur vide qui sait (calme intérieur), sans être vide (calme extérieur)... 

C'est la réalité universelle...Sans être universelle, car il existe une mouvance, tout en s'adaptant à la mouvance, ce qui crée aussi l'universalité. Quoiqu'il en soit, ce qui est sûre, c'est une puissance mentale, car on sollicite simplement la réflexion intérieure qui se converge en soi... Une sorte de concentration élevée.

L'équilibre cosmique du calme autant qu'il y a équilibre (j'ai juste un doute encore sur la traduction du niveau spirituelle, le degré spirituel ne peut être défini que par notre propre connaissance...). Arrivé à ça, c'est un des états débutants du nirvana, la sérénité pour voir, entendre, sentir notre clairvoyance, clairaudience...

Ce texte ou musique est un travail spirituel, je ne sais pas traduire mots à mots, mais le sens sommaire y est, pour ceux qui essaient de comprendre le sutra du coeur, comme tout texte, chacun comprend ce qu'il comprend à son niveau, mais ce texte a été inspiré de la pensée bouddhiste.